/// En réformant la formation des médecins
36 Simplifier les filières de formation de l’internat en substituant aux onze filières actuelles cinq ou six filières : médecine, chirurgie, psychiatrie, médecine générale, recherche bio-médicale…
37 Transformer les épreuves classantes nationales (ECN) en épreuves interrégionales et développer une politique sociale et financière qui favorise la mobilité des internes entres les divers terrains de stage.
38 Définir précisément le cahier des charges des stages et leurs modalités d’évaluation par les équipes hospitalo-universitaires.
39 Aligner le financement de la formation médicale continue sur celui des autres personnels hospitaliers.
40 Se doter d’un dispositif d’observation de la démographie des professions de santé au niveau régional et diffuser le résultat de ses travaux.
/// Par une valorisation des métiers et des compétences
41 Redéfinir le contour des métiers de la santé (revoir les décrets de compétence) en favorisant le partage des tâches et en créant de nouveaux métiers.
42 Faciliter les passerelles entre les différents métiers de la santé en lien avec les responsables universitaires, à l’occasion de la réforme LMD.
43 Instaurer des aides à la transition professionnelle : conseil en gestion de carrière, bilan de compétences et propositions de formation adaptées.
44 Définir un programme ambitieux de qualification, de promotion professionnelle et d’amélioration des conditions de travail.
45 Intégrer la FHF, en sa qualité de représentante des employeurs, dans toutes les négociations statutaires menées par l’Etat ou les collectivités territoriales.
46 Promouvoir dans le cadre de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) la formation au management des cadres et des médecins hospitaliers.
47 Développer une politique de promotion et de valorisation des métiers de la santé.
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Commentaires |
Commentaire de la part de : Dr Marie-hélène Fronteau le 8 December 2006, 18:37
la formation des médecins et des infirmiers pêche par un “scientisme” inefficient qui de plus augmente indirectement les dépenses de santé. Ces métiers sont d’abord relationnels.
pour les médecins: faire un examen clinique, un interrogatoire suppose 1)de savoir écouter,ce qui s’apprend 2)De bien connaître la clinique, qui s’enseigne de moins en moins, au profit de connaissances hyper pointues (en immunologie, par exemple). c’est passionnant, mais ça ne sert pas dans l’exercice “au lit du malade”.Faute de clinique et de savoir faire relationnel, les diagnostics requièrent de plus en plus d’examens paracliniques superflus et coûteux.
Le mode de sélection des médecins est scandaleux. Jamais les Maths et la Physique n’ont fait de bons médecins.Ni la compétition
à tous crins, et la nécessité de payer des formations privées en plus de la Fac, où assister aux cours est souvent un parcours du combattant. Regardons les choix de spécialité des mieux classés: ophtalmo , dermato. des spécialités qui en ville demandent un engagement réduit, et sont très lucratives.C’est le résultat de cette sélection et de cette formation qui évacuent l’humain
Il faut changer ces méthodes, et beaucoup de jeunes pourront enfin se consacrer à leur vocation, au lieu d’être exclus dès le concours.
Commentaire de la part de : Jean Louis Bars,médecin retraité le 13 December 2006, 10:24
Madame et Chère Consoeur,
sur 200 et quelques milliers ,combien sommes nous à déplorer cet état de chose ?
Qui s’en préoccupe,vraiment,au niveau de ceux qui prennent les décisions ? Enarques souvent,et c’est peut-être bien ???
Ce serait MIEUX avec des Personnes de Terrain ,et,de plus,formés et/ou naturellement sensibilisés aux dimensions essentielles de La vraie ,et Unique !,Médecine :
Celle qui se préoccupe de =
La Personne Humaine,Souffrante,dans sa Dignité ,et ce avant TOUTE AUTRE CONSIDERATION
Commentaire de la part de : Nachin le 25 December 2006, 20:00
46. Il est plus urgent de former les administrateurs et tous aux relations humaines que d’en rajouter dans le “management” comms’il s’agissait d’une “entreprise”
Commentaire de la part de : jélupa le 29 January 2007, 17:45
je regrette qu’il n’y ait aucuine proposition un tantinet plus contraignante sur l’installation de certaines qspécialité médicales ‘en péril’. Nous sommes par exemple un des pays européens qui dispose du nombre de psychaitres le plus élevé par habitant (après la suisse notamment , encore elle !!!). Ne pourrait on imaginer une interdiction à l’installation dans certaines zones très favorisées et une incitation forte (financière) à l’installation dans les zones sinistrées avec par exemple une obligation minimale de service public. La psychiatrie française ne mérite elle pas (comme d’autres spécialités sûrement) un traitement de choc?
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