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Comment maintenir un service public hospitalier proche des usagers? |
17 October, 2006 (16:37)
L’objectif de l’hĂ´pital public est de s’inscrire pleinement dans les parcours de soins en favorisant l’émergence de rĂ©seaux de santĂ© pluridisciplinaires, mais Ă©galement en articulant compĂ©tences sanitaires et interventions sociales et mĂ©dico-sociales au plus près des usagers. C’est en s’organisant comme une plate-forme de services mise à disposition des patients pour rĂ©aliser leur parcours de soins qu’il remplira sa mission de service public hospitalier.
Cette plate-forme, qui s’appuiera sur les compĂ©tences de l’ensemble des professionnels concernĂ©s, qu’ils soient hospitaliers, libĂ©raux, agents des collectivitĂ©s territoriales , disposera d’un plateau technique minimum permettant la rĂ©alisation d’actes mĂ©dico-techniques de base (biologie, imagerie), d’unitĂ©s d’hospitalisation en mĂ©decine, gĂ©riatrie et soins de suite. Elle permettra à tout citoyen de bĂ©nĂ©ficier d’un accueil, d’une prise en charge de première intention, en urgence ou de façon programmĂ©e, et d’une orientation prĂ©parĂ©e vers un niveau de technicitĂ© supĂ©rieur quand la nĂ©cessitĂ© en est Ă©tablie. Elle accompagnera les personnes jusqu’à leur domicile sous forme d’hospitalisation à domicile et de soins à domicile.
Comment inciter les Ă©tablissements sanitaires, sociaux et mĂ©dico-sociaux d’un mĂŞme territoire à mutualiser leurs ressources?
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Commentaires |
Commentaire de la part de : KILEDJIAN le 19 October 2006, 8:33
On sait que l’organisation du système de santĂ© souffre de la sĂ©paration entre sanitaire et mĂ©dicosocial, entre ARH et conseils gĂ©nĂ©raux. Ce fait est un vĂ©ritable empĂŞcheur d’innovations et de projets couvrant en mĂŞme temps les aspects santĂ© et social. Je souhaite que les Agences RĂ©gionales de SantĂ© aient une compĂ©tence pour peser sur les dĂ©cideurs dĂ©partementaux dans le domaine mĂ©dico-social.
Commentaire de la part de : plessis le 19 October 2006, 8:57
Si l’idĂ©e est plaisante, je ne crois pas que l’ensemble des dernières rĂ©formes soient en faveur de la mise en place d’un service public fort ni d’un attrait aux carrières hospitalières, mais plutĂ´t de la rĂ©alisation de services minimum avec privatisation. Le service public hospitalier est-l vouĂ© à une prise en charge en urgence de première intention et d’orientation. Qui offrira le haut niveau de technicitĂ© ?
Commentaire de la part de : Marie-josé le 20 October 2006, 17:45
Dernière nĂ©gociation salariale dans la fonction publique janvier 2006: bribes pour la filière administrative, bribes pour la filière ouvrière, RIEN pour les para-mĂ©dicaux. Merci pour eux, lorsqu’ils auront dĂ©finitivement disparu, il est à peu près certain qu’il n’y aura plus de malades à l’hĂ´pital,et le problème sera rĂ©solu! A moins que l’on n’invente l’hĂ´pital du futur sans patients ni soignants! Tout le reste n’est que blabla.
Commentaire de la part de : christine le 21 October 2006, 10:49
Comment maintenir un service public hospitalier proche des usagers?
- En donnant des moyens suffisants aux hopitaux publics (et non en leur demandant de devenir des entreprises privĂ©es soumises à rentabilitĂ©)
- En rendant attractives les carrières hospitalières (non pas par les seules conditions de travail comme le dit mr BERTRAND) mais par le nerf de la guerre de chacun qui s’appelle le SALAIRE.
- En ne faisant pas le contraire des dĂ©clarations d’intention : Comment prĂ©tendre vouloir amĂ©liorer le service public et toujours tout offrir sur un plateau au privĂ© ou au libĂ©ral. Il n’y a qu’a voir le fait que l’on ait accepter de crĂ©er un ordre infirmier pour satisfaire aux revendications des infirmieres libĂ©rales (dĂ©jà avantagĂ©es financièrement)sans tenir compte du fait que cette population ne reprĂ©sente que 12% de la profession)
Il n’y a qu’à voir les augmentations successives accordĂ©es aux mĂ©decins liberaux sur les 12 derniers mois sans aucune contrepartie.
Commentaire de la part de : lucide le 24 October 2006, 22:45
Le revenu des personnels est donc le garant d’un service public hospitalier proche des usagers! c’est bien ce que l’usager attends: que l’employĂ© soit bien payĂ© ! DrĂ´le de notion de la qualitĂ© du sevice rendu…
Commentaire de la part de : christine le 25 October 2006, 9:45
Vous utilisez des raccourcis pour traduire ce qui est dit!
Les salaires seront simplement la garantie que la dĂ©saffection croissante de la profession cesse! Si il n’y a plus de candidats pour la profession parce que celle ci reste difficile et qu’en plus elle est très mal rĂ©munĂ©rĂ©e, il n’y aura plus assez de soignants, et là on reparlera de la qualitĂ© des soins et des services rendus.
Les hopitaux ont de plus en plus de mal à recruter car les infirmiers prĂ©fèrent le libĂ©ral, qui est bien plus rĂ©munĂ©rateur! CQFD
Commentaire de la part de : Tricheur le 26 October 2006, 19:47
D’accord avec christine sur la profession d’infirmier.
Généralement ceux-ci exercent leurs fonctions avec compétence et conscience il paraît donc juste de les rémunérer éventuellement en leur confiant peut-être dans certains domaines davantage de responsabilités, cela pourrait être géré par un contrôlle en équipe pluridisciplinaire ; sujet proposé au débat.
Commentaire de la part de : chir66 le 31 October 2006, 12:37
En permettant la crĂ©ation d’un service public de la mĂ©decine de ville avec des ph qui auraient une activitĂ© à la fois en cabinet ( soins, prĂ©vention, rĂ©seau)et à l’hopital rattachĂ©s à un service (staff, permanence des soins participation, aux urgences, suivi des patients hospitalisĂ©s) dans le cadre d’un statut salariĂ© de PH.
La mĂŞme dynamique peut ĂŞtre rĂ©alisĂ©es avec les infirmières, kinĂ©, assistantes sociales, diĂ©tĂ©ticiennes,psychologues, en crĂ©ant de vĂ©ritables cabinets de groupe publics pluridisciplainaires regroupant tous ces intervenants qui exercent leur activitĂ© salariĂ© à la fois dans et hors les murs de l’hopital.
En ayant une rĂ©elle volontĂ© d’un service public offensif et non pas dĂ©fensif!
Commentaire de la part de : BRIGIDE le 10 November 2006, 11:49
L’utilitĂ© d’un service public fort et compĂ©tent dans les technique de pointe n’apparaĂ®t pas toujours politiquement comme nĂ©cessaire mĂŞme aux socialiste qui ont mis pour les autorisations les Ă©tablissements privĂ©s (qui disposent de capitaux et de moyens de financement combien plus puissant ) sur le mĂŞm pied que les Ă©tablissements public (lĂ©sĂ© par la lourdeur et l’exigence de la comptabiltĂ© publique!!). il faut rĂ©server certain Ă©quipements lourds pour le public afin de garentir l’accès des plus pauvres il n’y a qu’a voir comment sont traitĂ© les cancĂ©reux du 93^par rapport à ceux du 92!!
Commentaire de la part de : simonet philippe le 14 November 2006, 20:08
Le mode de financement des activitĂ©s hospitalières ( Tarifiaction à l’activitĂ© ) n’est pas en faveur des petites structures qui n’ont pas des niveaux d’activitĂ©s suffisant pour Ă©quilibrer leur budget. La FHF dĂ©fend l’idĂ©e d’une dotation d’Ă©quilibre pour les services d’urgences à faible activitĂ©, il faut rapidement concrĂ©tiser cette proposition, car sinon les capacitĂ©s d’investissements des hĂ´pitaux vont ĂŞtre rĂ©duite à zĂ©ro. De plus il faut dĂ©velopper des activitĂ©s transversales par territoire : Ă©quipe d’hygiène , hĂ©movigilance par exemple. Actuellement la T2A dĂ©truit ce genre de collaborations entre Ă©tablissements et contribue de ce fait au recentrage de ceraines activitĂ©s hospitalières sur certaines parties du territoire.
Commentaire de la part de : LABOURET le 22 November 2006, 10:27
Il faut tenir compte de l’ensemble des propositions dĂ©battues aux ETATS GENERAUX DE LA SANTE d’octobre 2006 à BOBIGNY. Elles se basent sur la reconnaissance de la santĂ© comme bien public et la dĂ©fense d’un vĂ©ritable service public reposant sur les besoins rĂ©els de la population, et non pas sur la pĂ©rennisation du complexe mĂ©dico-industriel.On peut les obtenir sur infosante@attac.org. C’est bien d’un dĂ©bat Ă©thique et sociĂ©tal qu’il s’agit, et non pas du saupoudrage de quelques mesurettes sans rĂ©el changement de politique publique !
Commentaire de la part de : Tricheur le 6 December 2006, 10:42
Pour assurer un service public de santĂ© proche des usagers, il paraĂ®t opportun qu’il soit gĂ©rĂ© en proximitĂ©. Un contrĂ´le des dĂ©penses à l’Ă©chelle rĂ©gionnale est utile, mais un projet menĂ© en proximitĂ© coĂ»te toujours moins cher que le mĂŞme projet menĂ© de loin. La connaissance du terrain favorise une meilleure adĂ©quation aux besions.
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